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Val vert Tri parie sur l'ergonomie

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2008
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Les salariés du centre de tri se sentent plus à l'aise. Ils ont trouvé de nouveaux repères. On lit vraiment une reconnaissance dans le regard de certains d'entre eux. » Michelle Roche, psychologue et ergonome à l'Association du service de santé au travail de la Vienne (ASSTV), a constaté, après l'installation des nouveaux postes de travail au début de l'année, une réelle amélioration des conditions de travail du personnel, majoritairement féminin, du centre de valorisation de la communauté de communes du val vert du Clain. Après quelques mois de fonctionnement, le bilan est donc positif : diminution du stress et de la fatigue, baisse du taux d'absentéisme et amélioration de la qualité du tri et de la productivité. Lors de sa première visite de l'entreprise, Michelle Roche avait pu constater de nombreux dysfonctionnements. « Je me suis installée une demi-journée aux postes de travail, observé et reçu tous les salariés et effectué des mesures physiques et ergonomiques », détaille-t-elle. Conclusion : du bruit, des mauvaises odeurs et de la saleté, des soucis de ventilation ou d'éclairage, mais surtout, un personnel mal en point physiquement et psychologiquement. « Ils souffraient de maux de dos, de douleurs articulaires, de contractures au cou, de troubles du sommeil, d'angoisse et d'anxiété », indique l'ergonome. Il faut dire que, face à la montée en puissance de la collecte sélective, le centre avait mis en place en 2004 un nouveau process imposant l'augmentation des cadences. « La médecine du travail m'a contacté en 2005 pour me proposer l'intervention de Madame Roche. Nous avons signé une convention pluridisciplinaire de santé au travail qui s'est traduite par la réalisation d'un diagnostic complet. J'ai voulu organiser en parallèle une formation sur les gestes et postures en sollicitant l'Institut de formation de l'Ouest (IFO). Benoît Planchard, l'ergonome du cabinet Propuls' mandaté, a souhaité réaliser son propre diagnostic avant toute intervention », explique Christian Sawczuk, directeur de Val vert Tri. C'est sur la base des conclusions des deux ergonomes qu'il fera réaliser, en collaboration avec le personnel et la complicité d'un chaudronnier-métallier local, le prototype d'un nouveau poste de travail. « Nous l'avons fait évoluer entre 2006 et 2007 avant de lancer un appel d'offres pour sa réalisation en série », indique le directeur. Coût : 31 000 euros HT. Les deux diagnostics pointaient également un mal-être dû à un management un peu trop directif. « Nous avons mis au point une stratégie avec la direction, relate Michelle Roche. Accompagné par un coach, le chef de service a recentré ses activités sur des tâches de gestion administrative des équipes et de la production. Et il a délégué le suivi des équipes à son adjoint. Cela a été salutaire pour tout le monde ! »


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