Deux ans au moins doivent encore s'écouler avant les premiers coups de pioche de la seconde phase du TGV entre la Lorraine et Strasbourg, mais huit houblonniers bas-rhinois seront à pied d'oeuvre dès cet automne pour replanter leurs parcelles prisées des brasseurs et appelées à être traversées par la ligne. « Comme cette culture requiert deux à trois ans de latence, il fallait s'organiser pour la reconstituer maintenant, explique Alain Cuccaroni, directeur des opérations de la LGV Est chez Réseau ferré de France. L'État s'était engagé de longue date à limiter les surfaces touchées et à garantir le maintien de la production. » Si bien qu'au lieu d'une indemnisation standard, RFF apporte son concours financier à l'opération : 900 000 euros correspondant aux 13 hectares déplacés, en vertu d'une convention avec la chambre d'agriculture. La profession prend en charge le coût de 21 hectares supplémentaires à créer.