L’enjeu : identifier et mettre au point de nouvelles méthodes de production de pâte à papier inspirées de la nature. Le travail s’oriente donc principalement sur l’étude des systèmes enzymatiques capables de remplacer les étapes chimiques ou de faciliter certaines opérations réduisant les consommations énergétiques.Le Centre technique du papier français (CTP) est impliqué dans l’évaluation d’enzymes de prétraitement du bois avant la préparation mécanique de la pâte afin de réduire les consommations énergétiques et obtenir des fibres aux propriétés améliorées. On estime le potentiel d’économie d’énergie à 300 kWh par tonne de pâte mécanique. De même, la filière de la pâte chimique espère pouvoir tirer bénéfice d’un prétraitement enzymatique (40 % d’économie d’énergie potentielle), tout comme l’étape du blanchiment. Dans ce dernier cas, une collaboration est engagée avec l’Inra sur l’étude d’un champignon filamenteux.Enfin, le projet Biorenew s’intéressera aux moyens de valoriser d’autres composants du bois, en particulier la lignine dont on pourrait tirer des tensioactifs ou des colles. Ainsi, on approcherait du concept de bioraffinerie, valorisant toutes les fractions de la ressource forestière.Cécile Clicquot de MentqueLe site de Biorenew