Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Philippe Gattet Directeur d'études chez Xerfi, auteur d'une étude sur le marché du CO2 en France

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2008
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
1 Comment expliquer la bonne santé du marché du carbone ? Le marché du CO2 est jeune et s'est créé à partir des obligations du protocole de Kyoto. L'Union européenne a imposé des quotas d'émissions à ses États membres, qui en ont imposé à leurs sites industriels. Dans une première phase, une attribution confortable de quotas liée à une réduction effective des émissions a conduit à un effondrement du prix de la tonne de carbone. Pour la phase 2008-2012, le contexte est différent car tous les mécanismes de Kyoto sont désormais opérationnels. Les premiers mois de l'année ont d'ailleurs vu un accroissement significatif des échanges, avec une tonne de carbone qui se négocie entre 20 et 30 euros. En 2007, le marché du carbone représentait déjà 47 milliards d'euros, le double de 2006. Il est probable que le durcissement de la réglementation, à travers une extension des secteurs industriels concernés, et la fin des quotas payants, le tout allié à l'entrée possible des États-Unis, vont encore contribuer à sa croissance. 2 Quels sont les acteurs présents aujourd'hui sur ce marché ? On trouve principalement deux types d'acteurs. D'une part, des intermédiaires financiers qui vendent et achètent du carbone pour le compte d'industriels. D'autre part, des spécialistes de la vente de crédits, de petites sociétés indépendantes qui développent des projets dans les pays émergents pour récupérer les crédits correspondants et les revendre. Ils côtoient les filiales spécialisées de grands groupes industriels qui gèrent en direct leurs actifs carbone. 3 Quelle est l'attitude des industriels français ? Du fait qu'ils ont moins d'efforts de réduction de CO2 à faire que leurs homologues européens, les industriels français sont plus passifs. La preuve, on ne trouve sur Blue Next, la Bourse française du carbone, que des énergéticiens (EDF, GDF), quelques cimentiers et des grands groupes industriels (Veolia, Rhodia), qui ont compris l'intérêt d'une gestion proactive de leur CO2. Il est probable que le passage à des quotas payants fera percevoir le carbone comme un coût et donc fera évoluer les stratégies.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus