Pour capter des particules collantes et/ou à haute température comme on en voit en sortie de chaudières à biomasse, les solutions ne sont pas légion. Sont en général privilégiés les procédés centrifuges, car les électrofiltres sont trop coûteux et les filtres à manches peu adaptés. Mais, même disposés en série, les cyclones n'en captent que 40 à 70 %, car ils n'ont en général pas de prise sur les particules les plus fines. Une société portugaise a eu l'idée d'améliorer le principe des cyclones coniques (qui fonctionnent par effet tornade) en y ajoutant un cyclone électrostatique droit et allongé. Et ce, avec 40 % d'énergie en moins. Deux à trois fois moins cher qu'un électrofiltre traditionnel, cet élément a pour objet « d'attraper » en sortie du cyclone conique les fines particules qui n'auraient pas été captées en provoquant leur agglomération par un champ électrique (15 % seulement de celui d'un électrofiltre). En fait, dans cet élément, certaines particules se chargent et rencontrent en tournant les particules qui sortent du cyclone conique, favorisant leur agglomération, en dépit de leur forte résistivité électrique. Ces particules agglomérées sont alors renvoyées vers le cyclone conique où leur taille maintenant plus élevée facilite leur récupération. Ainsi, de très petites particules, PM2,5, PM1, voire des nanoparticules, se trouvent filtrées. Le constructeur annonce 95 à 98 % d'abattement en sortie de chaudière à biomasse.