Pour Gérard Poujade, maire de la petite commune du Séquestre (Tarn), tout est bon pour réduire la consommation d'eau de ses concitoyens. En 2005, la taxe fixe d'assainissement de 24 €/ m3, dépendante de la commune, a été supprimée et le prix au mètre cube est passé de 15 à 30 centimes. « 82 % des factures ont baissé, 8 % ont augmenté, détaille l'élu. Et le budget restait équilibré. » La deuxième étape du plan va se mettre en place en janvier. Il s'agit d'introduire un barème exponentiel dans la fixation du prix du mètre cube, du moins pour la part communale : 0 € pour moins de 30 m3/ an, 15 centimes de 30 à 60 m3 et jusqu'à 70 centimes au-delà de 200 m3. « C'est un bonus-malus avec une dimension sociale et écologique », explique l'édile. Gérard Poujade n'a pas tenté de convaincre les 54 maires du syndicat intercommunal de gestion de l'eau. Il préfère faire des émules. Le conseil général du Lot et le maire de Cahors planchent sur une tarification incitative. Des élus du Puy-de-Dôme sont venus visiter la commune pour s'en inspirer. L'information est arrivée aux oreilles du comité de bassin Adour-Garonne, qui veut faire du Séquestre une commune pilote.