Enrouler un capteur photovoltaïque dans un tube en verre pour tirer parti du rayonnement direct, réfléchi et même diffus, quelle que soit la position du soleil... Il fallait y penser ! Grâce à ce principe astucieux, l'entreprise californienne Solyndra offre la possibilité de prévoir la production d'électricité annuelle d'une installation en se basant sur les données locales d'ensoleillement. À la base, l'industriel utilise un semi-conducteur polycristallin à couches minces en CIGS (cuivre, indium, gallium, sélénium), technologie dont le rendement maximum frôle les 20 %. Un chiffre que le fabricant refuse de reprendre à son compte, estimant cette donnée peu représentative de la réalité, car calculée dans les conditions optimales d'ensoleillement, avec l'orientation la plus favorable. Or, contrairement à un capteur plan, celui de Solyndra est toujours bien orienté, puisque cylindrique. Conséquence : un gain de production électrique allant de 20 à 100 % selon la clarté du support et donc de la lumière réfléchie. Destinés aux toitures de bâtiments industriels et commerciaux, les modules de 1 x 1,80 m délivrent 150 à 191 W selon les modèles. La simplicité du raccordement, du montage et la légèreté du piétement « divisent par trois le temps de pose, sans dégrader l'étanchéité de la terrasse »(pas d'ancrage). Enfin, l'installation offre peu de prise au vent, se nettoie avec la pluie et peut recouvrir la totalité de la surface disponible, gage de rentabilité et de rapidité du retour sur investissement.