J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article relatif à l'isolation paru dans Environnement Magazine d'avril 2009. Je me permets d'apporter quelques précisions sur le monomur terre cuite. Vous indiquez : « si les blocs de maçonnerie alvéolaires isolants en terre cuite (type monomur) connaissent un certain succès, leurs performances thermiques intrinsèques restent insuffisantes pour répondre aux enjeux du Grenelle. »
Les exigences BBC-Effinergie préfigurent celles de la RT 2012 (Cmax 50 kWhep/m2/an). Dès aujourd'hui, les opérations certifiées ou en cours de certification BBC-Effinergie, et réalisées en monomur terre cuite, ne manquent pas.
Le guide Effinergie Réussir un projet de Bâtiment Basse Consommation précise que la résistance thermique des parois opaques des bâtiments doit être au moins égale à 3 m2.K/W, ce qui est le cas du monomur terre cuite. Il n'est d'ailleurs pas inutile de rappeler que les moteurs de calculs thermiques seront très probablement révisés dans le cadre de la RT 2012 et qu'il sera tenu compte, d'une manière beaucoup plus sensible qu'aujourd'hui, des bénéfices dus à une forte inertie des parois, tant verticales qu'horizontales. Cette amélioration bénéficiera directement aux constructions en monomur terre cuite.
Bien évidemment, les qualités actuelles du monomur n'empêchent pas les industriels de la filière terre cuite de continuer leurs travaux et recherches pour améliorer les performances des systèmes constructifs à isolation répartie.
Hervé Pétard, délégué général Briques de France
La réponse d'EM : Merci pour ces précisions utiles, notamment sur l'évolution des règles de calcul. Mais, selon le CSTB et Ginger Séchaud Bossuyt, un complément d'isolation est nécessaire sur les briques mono-mur (terre cuite ou béton cellulaire) pour atteindre les 50 kWh/m2/an.