Dénoncé depuis de nombreuses années par Épidor, l'établissement public territorial du bassin de la Dordogne, et les usagers de la rivière Dordogne, l'impact sur l'environnement des lâchers d'eau (éclusées), qu'effectue EDF pour répondre aux pics de consommation d'électricité, va être réduit. La convention, signée par EDF, l'agence de l'eau Adour-Garonne, Épidor et la préfecture de la Dordogne, vise à réguler les variations brutales des débits des 52 barrages hydroélectriques exploités par l'opérateur sur la Haute Vallée de la Dordogne. À quelques années du renouvellement de ses concessions, EDF veut faire bonne figure, d'autant que les acteurs locaux militent pour une attribution globale des ouvrages, et non plus barrage par barrage. L'opérateur s'engage ainsi à appliquer des nouvelles règles de fonctionnement jusqu'en 2012, date de fin de la concession du barrage de Bort-les-Orgues. La convention prévoit par ailleurs un suivi environnemental et l'évaluation énergétique de la gestion mise en oeuvre. En limitant les lâchers d'eau, EDF perd environ 1 million d'euros par an. Pour compenser le manque à gagner, l'agence de l'eau Adour-Garonne réduira d'autant les redevances de l'opérateur. Les 52 barrages sur la Dordogne, avec une puissance installée de 1,8 MW et une production annuelle de 3,1 GWh, forment une des trois chaînes du parc hydroélectrique français.