Une centaine de milliers d'euros et une lourde logistique étaient auparavant nécessaires pour s'offrir une caméra thermique. Miniaturisation et diminution du coût des capteurs obligent, le fabricant Flir propose depuis peu trois modèles de caméras infrarouges aux professionnels du bâtiment. Adaptées aux contraintes du secteur, elles embarquent des logiciels relativement simples d'usage, surtout dans le cas de la plus abordable, la Flir i5. Légère (340 g), dotée d'une autonomie de batterie de cinq heures et vendue 2 490 euros, elle se destine aux électriciens ou poseurs de fenêtres souhaitant repérer les défaillances d'installation et les pertes d'énergie. « La qualité de l'image suffit pour des vérifications sommaires. Pour un début d'expertise plus fouillée, il faut passer à la BCAMsd. Pour 3 995 euros, elle détecte les zones de condensation et de moisissure », recommande Serge Degerine, directeur technique de Topocenter, le réseau de distribution sur lequel s'appuie Flir pour conquérir ce marché. Pour un diagnostic de performance thermique (DPE) plus complet, le recours à la Flir b50 (5 595 euros, 50 euros la demi-journée de location) nécessite une formation à l'infrarouge pour interpréter les images. Dotée d'outils de calcul des points de rosée, d'une fonction « image dans l'image » idéale pour traquer les ponts thermiques, et d'une série d'alarmes automatisables, elle fournit un rapport approfondi de l'état thermique d'un bâtiment.