Avec le coup d'envoi des travaux de construction de la passe à poissons d'Andrésy (78) en mars 2009, Voies navigables de France (VNF) lance la première opération de son programme de restauration de la continuité piscicole sur la Seine, entre Paris et Le Havre. Se conformant à un arrêté ministériel de 2002 lui imposant les passes à poissons sur tous les barrages de la Seine en aval de sa confluence avec la Marne, ce programme baptisé Seine aval s'inscrit également dans les actions du comité de gestion des poissons migrateurs coordonné par le préfet de bassin. Il inclut l'équipement de sept barrages de VNF d'ici à 2013 pour un montant estimé entre 25 à 30 millions d'euros. Le financement est assuré à 60 % par l'agence de l'eau Seine-Normandie, à 20 % par VNF, l'Europe, les Régions Ile-de-France et Normandie se partageant le reste. La passe d'Andrésy, qui représente un investissement de 3,25 millions d'euros, sera terminée d'ici à la fin de l'année. Elle constituera, avec la future passe de Notre-Dame (Haute-Normandie) - prévue au deuxième semestre - les deux seuls ouvrages basés sur la création d'une rivière artificielle contournant les barrages, ce qui permet de recréer les conditions hydrauliques d'une rivière naturelle. Dès que la place le permet, cette technique est privilégiée par VNF à la solution par bassins successifs. Cependant, elle nécessitera des aménagements importants sur l'île Nancy, traversée par un ouvrage de 180 mètres de long et 10 mètres de large, et dont les berges seront stabilisées par des techniques végétales. Pour compenser l'impact du chantier, qui utilisera la voie fluviale pour l'acheminement du matériel et du déblais, 3 000 arbres seront plantés.