D’un budget de 22 M€ financé à hauteur de 13.5 M€ par le 6ème programme cadre de l’union européenne, Co-Extra a rendu ses principales conclusions cette semaine lors d’un colloque parisien. Les résultats de ce programme transversal concernent la coexistence au champ, la coexistence dans les filières, les aspects juridiques et sociaux et seront intégrés dans un modèle d’aide à la décision à disposition des parties prenantes (agriculteurs, producteurs d’alimentation, laboratoires d’analyses, consommateurs, opérateurs de contrôle). Les études ont notamment prouvé la possibilité de confinement biologique par stérilisation du maïs et développé des méthodes de détection des empilages de gènes et des OGM non autorisés. En outre, le programme a mis en évidence chez les petites et moyennes entreprises européennes opérant dans la filière OGM une mauvaise préparation aux obligations de traçabilité dans un contexte où la pression OGM reste encore très faible. Enfin, puisque les opérateurs européens utilisent un seuil de contamination pratique de 0.1% , inférieur au seuil d’étiquetage réglementaire de 0.9%, Co-Extra a examiné les scénarios de coexistence possibles entre filières pour maintenir ce seuil. S’inspirant des résultats des modèles développées par le programme Sigmea, il en ressort de nouveau que « la coexistence entre agriculteurs n’est possible qu’en employant des distances d’isolement importantes ou des zones de production dédiées, pour des produits OGM ou non-OGM ».AD