Une cellule d'intervention sur l'air ( CIA) est en cours d'expérimentation en Rhône-Alpes. Objectif : répondre aux plaintes pour mauvaises odeurs ou retombées de particules. Organisées pour réaliser des suivis réguliers et au long cours, les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l'air du réseau Atmo Rhône-Alpes ne disposaient pas des moyens nécessaires à des interventions ponctuelles. La Drass, qui reçoit elle aussi des plaintes, a apporté 50 000 euros pour cette initiative qui élargit celle de Respira'Lyon (EM n° 1677). « Elle vise à élaborer une méthodologie, explique Nicolas Vigier, responsable de la CIA. La nouveauté est surtout la rapidité d'intervention. Nous faisons d'abord préciser aux plaignants les données relatives à la mauvaise odeur (heure, fréquence...), afin de la corréler éventuellement avec le fonctionnement d'une entreprise. Nous prenons aussi des mesures. Si nécessaire, nous laissons aux riverains un appareil de capture d'échantillons d'air. » Dernier volet : la médiation entre la population et les industriels. La CIA est déjà intervenue dix fois. Notamment après l'incendie d'un stock de bois contaminé aux PCB dans la Loire, qui a conduit la préfecture à publier rapidement un arrêté d'interdiction de consommation de produits agricoles locaux. « Nous demandons à présent au comité de pilotage des moyens supplémentaires, éventuellement de la Dreal, poursuit Nicolas Vigier, pour acheter du matériel spécial, faire réaliser des analyses olfactomètriques et transformer l'extranet actuel en un site grand public qui, notamment, centraliserait les plaintes. »