Et si les entreprises suivaient l'exemple des botanistes ? Ceux-ci ont compris depuis longtemps qu'ils devaient jouer sur le niveau de dioxyde de carbone dans l'air pour que leurs plantes respirent au mieux sans transpirer. Mais les employés de bureaux ont rarement le droit à cette attention ! Pourtant, trop de CO2 provoque de la fatigue, voire de l'absentéisme au-delà de 1 000 ppm - la moyenne atmosphérique étant de 400 ppm. « Une trop forte concentration trahit un renouvellement de l'air insuffisant », explique François Cape, chargé d'études dans la société d'audit Cap environnement. Traquer le CO2 est donc un bon moyen de s'attaquer aux composés organiques volatils et aux particules en suspension qui s'accumulent dans les locaux si la ventilation n'est pas adaptée.
Pour cela, les mesures en continu ont leur intérêt. Encore rares, certains systèmes de ventilation s'appuient sur le niveau de CO2 (et d'humidité) pour régler leur puissance. Plus simplement, les employés peuvent eux-mêmes se baser sur un dispositif de mesure pour savoir quand il est nécessaire d'aérer. C'est ce qu'a prouvé l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur dans une étude à paraître, réalisée dans des écoles et des crèches parisiennes. Équipés d'un indicateur de confinement virant à l'orange à partir de 1 000 ppm de CO2 et au rouge à partir de 1700, les enseignants et les puéricultrices ont pris l'habitude d'ouvrir les fenêtres dès que le niveau de CO2 devenait trop important. À l'image de TH Industrie, les fournisseurs ont bien compris la simplicité du système et commencent à distribuer ces capteurs.