Depuis la fin d'octobre, les pelleteuses s'affairent dans la commune de Chambon-Feugerolles (42) pour découvrir l'Ondaine, un affluent de la Loire enfoui depuis un siècle sous une voûte de 500 mètres de long. Ce chantier de 12 millions d'euros, entrepris par Saint-Étienne Métropole, est subventionné en grande partie par l'État (4,5 millions d'euros) dans le cadre du Plan de relance économique, par le conseil régional de Rhône-Alpes et par l'agence de l'eau. « Il vise en priorité à lutter contre les inondations qui pourraient survenir si la galerie s'écroulait », précise Jean-Marc Pardo, responsable de l'équipe technique de la cellule rivière Ondaine. Une fragilité causée par les années et l'intensité des activités industrielles développées sur la plateforme. Le poids de déblais représente environ 90 000 tonnes, la voûte allant jusqu'à 8 mètres d'épaisseur. Ce projet inclut également un volet restauration écologique, prévu dans le contrat de rivière signé en 2003. « On veut recréer un lit avec un fond naturel de granulats », poursuit Jean-Marc Pardo, qui pense aussi recourir à de nombreuses techniques de végétalisation des berges. Les murs de soutènement en béton de scories ou en mâchefers ne seront cependant pas tous détruits, pour des questions de coûts. « Nous allons les recouvrir de terre et, par précaution, aucune espèce végétale comestible n'y sera plantée », affirme Jean-Marc Pardo. Le contrat de rivière prévoit enfin une valorisation paysagère et récréative de l'affluent, notamment via la création de pistes piétonnes.