La toiture sèche-foin, imaginée par Dominique Repplinger, éleveur de vaches laitières à Ottonville (Moselle) est née... d'un constat d'échec. Consulté pour poser une toiture photovoltaïque de 427 m2 en couverture d'un hangar à foin, le technicien de l'entreprise luxembourgeoise Solartech jugeait l'installation non rentable. Selon lui, l'accumulation de chaleur nuirait à la rentabilité des panneaux. « Il aurait fallu surélever le toit et laisser passer une lame d'air pour évacuer cette chaleur. J'ai imaginé de récupérer cet air chaud pour sécher l'herbe récoltée au mois de mai et jusqu'à présent conservée par ensilage », explique Dominique Repplinger. L'agriculteur a conçu un système de caissons situés sous les panneaux pour entreposer les bottes d'herbe fraîchement coupée. Deux puissants ventilateurs injectent 60 000 m3 d'air par heure, permettant un séchage en dix heures. La station de recherches agronomiques suisse ART a réalisé l'étude thermique préalable démontrant la viabilité du système. Inscrite dans un appel à projets du conseil régional de Lorraine, l'installation photovoltaïque, d'un coût de 266 000 euros, a été subventionnée à hauteur de 105 000 euros. Le dispositif de séchage, d'un montant de 40 000 euros, est pris en charge à 50 % dans le cadre du plan de relance au titre des performances énergétiques.