Ce projet de 1,6 millions d’euros fait partie d'un appel à projet biomasse en 2005, et a bénéficié d’une aide de 300 000 euros de l’Ademe. L’objectif est de tester les différentes options possibles pour obtenir un méthane utilisable comme carburant dans des véhicules équipés de moteur GNV. Le démonstrateur a une capacité de 60 Nm3/h de biométhane carburant. A la différence du biogaz issu de la méthanisation en digesteur, celui issu d’un centre d’enfouissement comporte de l’azote, provenant des infiltrations d’air atmosphérique. L’installation extrait donc de sulfure d’hydrogène, les COV, les siloxanes, l’azote et le CO2 pour faire passer la proportion de méthane de 50 % à 95 %. Pour le CO2, deux procédés sont en tests, permettant tous deux de travailler à basse pression. L’un est basé sur la modulation de pression (VPSA) couplé à l’adsorption, et l’autre sur un procédé membranaire faisant appel à la taille et à l’affinité des molécules. La comparaison permettra de déterminer la meilleure solution technique, sachant que les pertes en méthane sont de 5 % avec le VPSA, et de 30 % avec le procédé membranaire – mais celui-ci, composé à 40 % de méthane, est valorisable. Le méthane ainsi obtenu est alors odorisé et compressé à 300 bars pour alimenter un camion benne et huit véhicules légers.AC