Elle était attendue depuis longtemps... La décision de ne pas renouveler la concession du barrage de Vezins, sur la Sélune (Manche, lire EM n° 1661 p. 20), a finalement été annoncée en décembre par le ministère de l'Écologie à l'occasion de la signature du premier contrat d'objectifs de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques ( Onema). Outre Vezins (19 millions de mètres cubes) construit en 1932 et propriété de l'État, cette décision concerne également le barrage de la Roche-qui-boit (1,5 million de mètres cubes), bâti en 1919 et appartenant à EDF, les deux retenues fonctionnant obligatoirement ensemble pour une production de 23 GWh par an. Si la Sélune est classée comme axe majeur pour la libre circulation des poissons migrateurs par le Sdage Seine-Normandie, différentes expériences ont montré l'impossibilité d'aménager des dispositifs efficaces, tant pour la montaison que pour la dévalaison. Par ailleurs, le maintien des barrages est incompatible avec l'atteinte du bon état fixé par la directive-cadre sur l'eau et pose des problèmes de santé publique liés à la présence de cyanobactéries. Le Sage de la Sélune, adopté en décembre 2007, prévoyait la suppression de ces barrages en 2013, date de la prochaine vidange décennale. La première réunion pour planifier le projet, qui concerne quatre communes, a eu lieu en préfecture, le 8 janvier dernier.