Spécialiste du traitement de l'air par photocatalyse, Biowind a fait la démonstration de l'efficacité de cette technique à l'échelle industrielle. « Un abattement des COV de 85 % a été obtenu sur un flux d'air de 300 m3 par heure, contenant 200 ppm de COV », explique Jérôme Taranto, responsable R & D de cette jeune société créée en 2006. Ce résultat a été obtenu dans le cadre d'une campagne d'essais, commencée en septembre 2009 pour six mois et cofinancée par l'Ademe. Elle est réalisée pour Johnson Controls, un sous-traitant du secteur automobile. Aussi, Biowind teste différentes compositions de catalyseurs, à base de dioxyde de titane (TiO2), et des lampes à UV disponibles sur le marché. Le support, une mousse métallique en acier inoxydable que Biowind a brevetée, est chargé en catalyseur par imprégnation puis évaporation d'une solution. Très aérée, elle provoque une très faible perte de charge. En revanche, des turbulences du flux d'air favorisent le contact entre les polluants et le catalyseur. Pour ces tests, Biowind a conçu un pilote de 0,2 m3 capable de traiter un flux de de 1 000 m3 par heure. Mais cette expérimentation devra faire la démonstration sur des flux de 15 000 m3/h, avec des charges de 200 mg/m3, et un abattement attendu de 75 %.