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Manche

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2010
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Quatre associations environnementales de la Manche et du Calvados sont montées au créneau contre l'Autorité de sûreté nucléaire ( ASN). En cause : l'autorisation à EDF d'augmenter les rejets de tritium des centrales nucléaires de Flamanville. La décision n'est pas encore prise, mais ne fait aucun doute. « Les rejets de tous les autres radioéléments diminueront, souligne Serge Descorne, adjoint au chef de la division chargée des centrales nucléaires de l'ASN. Le tritium, quant à lui, est un radioélément de faible toxicité, qu'on ne peut ni traiter ni piéger. Or, avec l'arrivée de l'EPR à Flamanville, en plus des deux centrales existantes, les rejets ne peuvent que progresser, puisqu'ils sont proportionnels à la puissance nucléaire. Enfin, l'utilisation de davantage d'uranium-235, qui augmente la puissance, conduit aussi à une hausse des rejets de tritium. » Les associations ne l'entendent pas de cette oreille. « Cette décision est en contradiction avec la convention Ospar, ratifiée par la France, qui précise que les rejets chimiques et radioactifs en mer doivent tendre vers zéro, rappelle Didier Anger, président du Comité régional de lutte antinucléaire ( Crilan). D'autre part, la dangerosité du tritium est au coeur d'une controverse scientifique ; on ne peut pas exclure ses effets sur notre corps et son accumulation dans la chaîne alimentaire. » D'après les associations, entre les nouvelles autorisations pour les centrales existantes et les émissions du futur EPR, les rejets de tritium à Flamanville seraient multipliés 2,5. Et sa durée de demi-vie est de 12,3 ans. Or, il faut aussi prendre en compte les rejets très importants de l'usine de retraitement de La Hague, toute proche. « On ne peut pas raisonner sur Flamanville seul », estime Didier Anger.


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