Les élus de 26 communes des versants alsaciens et lorrains du massif vosgien ont créé, début avril, leur « fédération proéolienne » pour défendre trois projets totalisant 78 MW, qu'ils considèrent comme vecteur de développement local, mais pourtant en panne d'autorisations. Leurs griefs portent autant envers l'État qu'envers les « naturalistes intégristes et les ayatollahs des villes » selon l'expression, comme toujours spectaculaire, d'Henri Stoll, le maire de Kaysersberg - pourtant écologiste. Se sentant visée, Alsace nature (réseau France nature environnement) dénonce par la voix de son président Maurice Wintz une « crispation » et réaffirme son opposition, « non à l'éolien en général, mais à des installations de taille industrielle », qui iraient à l'encontre de la « préservation des derniers milieux naturels ».