R & D
Spécialisée dans l'identification de la structure moléculaire des carburants, SP3H développe la quatrième génération d'un capteur optique miniaturisé qui permet d'ajuster en temps réel les paramètres du moteur à la composition du carburant, essence ou gazole. « Ce dispositif permet de réduire les émissions de CO2 de 5 à 10 % », affirme Alain Lunati, créateur et P-DG de SP3H. À la pompe, pas un carburant n'est identique à l'autre, d'où l'intérêt de ces capteurs embarqués. En effet, leur composition, qui renferme plusieurs centaines de molécules, dépend non seulement du pétrole brut traité, mais aussi des procédés de raffinage ou encore des mélanges faits dans les réseaux de distribution. De plus, pour un même carburant, les rendements varient d'un moteur à l'autre. Pour ajuster la consommation et réduire les émissions de CO2, ce petit capteur optique de 2 cm de diamètre associe une technologie proche infrarouge et un logiciel de traitement de données. Placé à la sortie de la pompe d'alimentation ou à l'entrée du réservoir, ce micro-analyseur transmet les informations mesurées au calculateur du moteur pour optimiser les stratégies d'injection, de combustion... « Ce système pourrait s'installer en seconde monte, mais il n'est pas encore homologué », poursuit Alain Lunati. La société espère incorporer ses premiers dispositifs à bord en 2012 ou 2013.