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ONG et hydroélectriciens enterrent la hache de guerre

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2010
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Deux ans de négociations pour régler un différend de plus d'un demi-siècle ! Les producteurs d'hydroélectricité, les associations de protection de l'environnement et les élus locaux ont signé avec l'État une convention trouvant un compromis entre production d'énergie et protection des milieux aquatiques. Principale concession des producteurs, l'objectif d'une hausse de la production de 7 TWh par an d'ici à 2020 issu du Grenelle de l'environnement a été limité à 3 TWh, soit un total de 70 TWh. Cette révision, qualifiée par Jean-Louis Borloo de « douloureuse » pour les électriciens, se traduit concrètement par l'« effacement » de 60 000 obstacles à la migration des salmonidés, dont 1 200 seront traités en priorité d'ici à 2012. Les associations ont aussi obtenu le démantèlement de cinq barrages auquel s'ajoutent des travaux de mise aux normes. Ce grand chantier sera financé par un triplement des redevances des agences de l'eau, soit un budget de 15 millions d'euros par an jusqu'en 2012. Dans la négociation, la pression des associations n'a pas été le seul aiguillon : les pouvoirs publics se devaient de faire respecter les exigences de la directive-cadre sur l'eau. Le compromis signé vise un bon état écologique de 66 % des masses d'eau. Il prévoit aussi un budget de 4 millions d'euros pour financer un programme de recherche sur la préservation de l'anguille, en voie de disparition. Pour autant, tout reste à construire, et « l'ingénierie sociale et environnementale des projets hydroélectriques », évoquée par Gérard Mestrallet, le P-DG de Suez, devra faire ses preuves. Le comité de suivi aura à composer avec des oppositions parmi lesquelles figurent FNE, non-signataire de la convention, et Daniel Soreau, président d'EAF, la fédération des producteurs indépendants d'électricité, qui a fustigé les « a priori écologiques » fondés sur des « idées reçues ».


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