Sur le marché
Équipée d'un moyeu intégrant simultanément un système de motorisation, une batterie (lithium-ion ou nickel-métal hydrure) et les organes nécessaires à la propulsion, la roue de la société Ez-Wheel est autonome. L'innovation ne tient pas aux composants, déjà industrialisés, mais plutôt à leur assemblage et au programme informatique introduit dans l'électronique du système : « Nous avons mis au point un procédé industriel simplifié qui permet de regrouper tous ces éléments au plus près, sans générer d'interactions de nature à perturber le fonctionnement de l'un ou l'autre. Nous évitons notamment la surchauffe des pièces et limitons les rayonnements électromagnétiques », explique Antoine Juan, l'un des trois ingénieurs. En nouant un double partenariat industriel avec Saft (leur ancien employeur) pour les batteries et avec Leroy Somer pour la motorisation électrique, les créateurs ont opté pour la sous-traitance afin de limiter l'investissement de départ et d'assurer la production en série de la roue. « Nous visons les 50 000 pièces par an », avance Antoine Juan. Un objectif sans doute réalisable à en juger par les nombreuses applications possibles de ce produit. La roue s'installe en effet sur tous les engins roulants de 100 à 500 kg : sur les chariots de livraison ou de préparation de commande, mais également sur les brouettes et les diables, réduisant ainsi la pénibilité au travail. Autre application phare : le vélo. La batterie lithium-ion, rechargeable en trois à cinq heures, permet de parcourir une trentaine de kilomètres.