Le citoyen, le salarié, l'association et même l'actionnaire ne doivent pas attendre du Grenelle 2 une révolution des relations qu'ils entretiennent avec les décideurs publics et économiques. Le législateur a été partagé entre désir de simplification des procédures, nécessité de mieux organiser la concertation et réticence des pouvoirs en place à assumer leur pleine responsabilité et à faire oeuvre de transparence. Comme l'illustrent les mesures votées en matière de responsabilité sociétale des entreprises, la loi adopte une posture de compromis, qui reflète aussi un certain pragmatisme : le chantier de l'affichage environnemental est objectivement complexe et la réalisation d'un bilan environnemental n'est pas une tâche aisée pour une grosse PME non cotée, qui ne peut pas s'appuyer sur l'expérience de la publication d'un rapport financier. Pour autant, les évolutions introduites portent-elles les germes d'une réforme plus profonde des pratiques ? L'avenir le dira.