Les micro-ondes n'ont pas seulement investi nos cuisines, ils sont aussi présents dans l'industrie chimique, où ils accélèrent certaines réactions. Mais il est difficile d'accéder au stade industriel. La société Archimex vient pourtant d'investir 800 000 euros dans un atelier micro-ondes de taille industrielle capable d'extraire des éléments volatils des plantes. « Ce procédé permet de chauffer directement au coeur des cellules végétales, et donc d'économiser de l'eau et de l'énergie par rapport aux techniques habituelles, précise Sylvie Hervier, présidente d'Archimex. Cela évite également l'utilisation de solvants d'origine pétrolière. » Il devient possible d'extraire des huiles végétales, des fractions aromatiques volatiles ou des eaux végétales de constitution à température modérée (40 à 60 °C), ce qui ne dégrade pas les composés naturels, fragiles.
« Nous disposons d'un réacteur pilote de 10 litres, d'un outil préindustriel de 50 litres, et le réacteur industriel de 200 litres est opérationnel depuis novembre, indique Sylvie Hervier. Nous avons déposé des brevets sur l'extraction par micro-ondes dès 1994. Nous avons notamment travaillé sur les coûts de l'équipement industriel, en tirant parti des progrès sur les guides d'ondes, ainsi que sur la condensation, le refroidissement et le nettoyage de la machine. » La capacité de production de la société située à Vannes atteindra 150 tonnes par an, contre une vingtaine aujourd'hui.