En effet, si le crédit d'impôt passe de 4 000 à 2 000 euros en 2011, il est désormais « cumulable avec des aides européennes jusqu'à 4 000 euros », ce qui était impossible jusqu'à présent, souligne les ministères dans un communiqué commun. Mais pour le WWF, la Confédération paysanne et la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB), le compte n'y est pas. Car le crédit d'impôt ciblait particulièrement les petites structures, alors que les aides européennes favorisent les grandes exploitations. Par ailleurs, pour la FNAB, les aides européennes ne seront pas suffisantes, et redoute que la dynamique de conversion au bio soit divisée par deux. En 2009, 10 exploitations se convertissaient au bio chaque jour, et 15 en 2010. A la suite du Grenelle de l'environnement, l'objectif était d'atteindre 6 % des surfaces en agriculture biologique en 2012 et 20 % en 2020. Fin 2009, seulement 2,6 % de la surface agricole était exploitée en bio.ACLe communiqué du WWFLe communiqué du ministère de l'Ecologie