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Quand la tarification incitative fait pschitt…

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2013
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Redevance incitative suspendue pour cause d'apaisement ! À Saint-Marcellin et dans 44 communes alentours du Sud-Grésivaudan, les conteneurs semi-enterrés sont toujours là, les badges pour les ouvrir aussi, mais la tarification du service, redevenue forfaitaire début janvier, n'a plus rien d'incitatif. « C'est un véritable gâchis. Nous ne sommes pas opposés à la tarification incitative, mais à la façon dont elle a été mise en place », peste Emmanuel Farhi, président de l'Association de réflexion sur la collecte des ordures ménagères (Arco) qui a pris la tête de la fronde. Communication insuffisante, dysfonctionnements techniques, suppression de la collecte en porte-à-porte, explosion des factures, insalubrité, les griefs sont nombreux. « Les élus nous ont fait miroiter des économies, mais certains ont vu leur facture dou­ bler ! Supprimer la collecte en porte-à-porte dans des zones agglo­ mérées de plus de 500 habitants est en outre interdit », fulmine Emmanuel Farhi, qui a signalé plusieurs autres points litigieux à la préfecture. Celle-ci a accordé une dérogation au Syctom, à condition notamment qu'il commande un audit indépendant, à la fois technique, sanitaire et de satisfaction. Les résultats devraient tomber en septembre. « Ceux qui perçoivent le système comme cher ou répressif sont ceux qui ne trient pas ! Et personne n'a vu sa facture doubler. Notre erreur a été de ne pas laisser la population s'habituer au nouveau système de collecte avant d'instaurer la nouvelle tarification », reconnaît Richard Verney, directeur du Syctom. « Une partie de la population s'est braquée, car la commu­ ni ca tion de départ a été très mauvaise et que les soucis techniques n'ont pas été assez rapidement réglés, regrette Sébastien Goguet, de l'association Espace nature Isère. Mais, rappelons que la rede­ vance incitative n'est que suspendue. »


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