« L'objectif est de développer des catalyseurs métalliques pour les oléfines qui présentent un meilleur rendement et s'utilisent en plus faibles quantités. Il faut trouver le bon compromis entre activité et stabilité », explique Frédéric Caijo, créateur de l'entreprise Oméga Cat Systems en 2010. La startup dispose aujourd'hui d'une cinquantaine de molécules pour les industries pharmaceutiques, cosmétiques ou des polymères. Elle propose de concevoir des catalyseurs adaptés aux besoins du client, ainsi que l'étude de faisabilité. Les catalyseurs sont ensuite livrés clé en main, avec tous les paramètres d'utilisation (température, solvant, quantité, etc.). La société met en œuvre des solutions utilisant moins de 1 % de catalyseur, contre 5 % habituellement. « Plus stable, il se dégrade moins vite et les Marc Mauduit, à gauche, et Frédéric Caijo, à droite, les dirigeants de l'entreprise, présente leurs catalyseurs. quantités utilisées pour les réactions sont réduites. La quantité de métaux retrouvés dans le produit final s'en trouve aussi diminuée. » L'entreprise développe aussi des catalyseurs sur support, ce qui permettrait de les retirer plus facilement à la fin de la réaction. Enfin, Oméga Cat System s'intéresse à la valorisation des agroressources non alimentaires pour la cosmétique ou la fabrication de polymères, et a reçu le label Entreprise innovante des pôles par le pôle de compétitivité Industries et agroressources en 2012. La société a également été récompensée la même année par le ministère de la Recherche dans le cadre du concours d'aide à la création d'entreprise de technologies innovantes.