Les idées les plus simples sont parfois les meilleures. Après six mois d'enquête, Plante & Cité publie une étude sur les retours d'expérience des gestionnaires de murs végétalisés. Premier enseignement de cette enquête réservée aux adhérents de l'association, mais dont des extraits sont disponibles en ligne : les murs végé-talisés d'extérieur fleurissent dans tout le pays, avec 250 installations recensées. Une vingtaine sont édifiés chaque année, à la demande de collectivités locales, d'entreprises ou de centres commerciaux. « L'émergence de la démarche HQE contribue à l'essor des jardins verticaux. La présence locale d'un fournisseur stimule le marché. La région parisienne concentre un tiers du parc français », indique Olivier Damas, le chargé de mission qui l'a réalisé. La technique de végétalisation de façade a beau être récente, les procédés d'installation sont nombreux : sur cage métallique, sur nappe continue ou à partir de modules préformés… Coût moyen : 700 euros le mètre carré. Vivaces, ligneux, plantes grasses et graminées : la diversité y est de mise. « La végétalisation peut aussi se faire par une succession de plantes annuelles puis bisannuelles, comme s'il s'agissait d'un massif classique. » Autre enseignement, plutôt rassurant : aucun problème sur le bâtiment ou la voirie imputable aux végétaux n'a été signalé. Pour cela, l'entretien est essentiel. Selon la facilité d'accès, il est effectué soit en régie, soit par un prestataire. Dans tous les cas, « c'est sa régularité qui garantit un bon rendu ».