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Militaires et conservatoires font front commun

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2013
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Étonnant pour le néophyte : les terrains militaires constituent de véritables refuges de biodiversité ! Dans le cadre de partenariats ciblés, les conservatoires d'espaces naturels (CEN) sont aux petits soins pour une trentaine d'entre eux. Mais il manquait jusqu'alors une action d'ampleur. C'est chose faite grâce au projet Life Défense Nature 2MIL. Engagé il y a plusieurs mois, il permet une approche groupée sur quatre sites du sud-est de la France et offre depuis cette rentrée les premiers retours d'études à partir desquels des travaux seront programmés. Malgré les problèmes de sécurité posés (le sol est truffé de restes de munitions), les financements injectés accélèrent nettement les choses. L'armée a débloqué une enveloppe significative et le fonds européen Life+ apporte la moitié du budget, fixé à 2,1 millions d'eu-ros. Aux côtés de l'État-major de soutien défense de Lyon, qui a développé une réelle expertise en matière de biodiversité, c'est le CEN Rhône-Alpes qui mène les opérations. À chaque site ses enjeux : dans deux camps d'entraînement du Gard et de la Drôme, des espèces rares (aigle de Bonelli, chauves-souris forestières) côtoient les champs de tir et dans une base navale corse, les actions de restauration se concentreront sur la digue. « Des formations pour les militaires et les gestionnaires d'espaces naturels sont aussi prévues. Les actions de conservation sont lourdes : dans certains cas, il y a une centaine d'hectares à traiter et plusieurs étangs à restaurer », indique Perrine Paris-Sidibe, coordinatrice Life terrains militaires au CEN Rhône-Alpes. Le quatrième terrain, situé près de Toulon, a été choisi car l'armée doit le céder aux gestionnaires d'espaces naturels. « Cette cession à caractère environnemental est un exercice nouveau, qui doit être bien soigné pour avoir valeur d'exemple », conclut Perrine Paris-Sidibe.


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