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Chef de projet réseau de chaleur, l'ingénieur polyvalent

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2013
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Stimulés par le fonds géré par l'Ademe, les réseaux de chaleur ont le vent en poupe. Pour les concevoir et les développer, un poste fait désormais référence chez les maîtres d'ouvrage : le chargé de projet. Contrairement à un responsable d'exploitation qui fait fonctionner une infrastructure, cette fonction recouvre un aspect prospectif et dynamique. Il s'agit d'envisager et de créer de nouvelles dessertes, de faire évoluer le mix énergétique, de raccorder le réseau à l'incinérateur local quand ce n'est pas encore fait… « Cela nécessite des compétences en génie thermique, explique Benoît Chauzeix, responsable d'études et de grands projets de Dalkia pour la région Centre. On doit savoir de quoi on parle. Mais la technique, c'est un tiers du travail seulement. Un autre tiers concerne le volet financier. Le dernier, le management. » « Les paramètres techniques et financiers sont entièrement liés. Avant d'envisager une extension ou une création, nous nous devons d'analyser la densité énergétique », ajoute Sandrine Rousselot, chargée de projet à Nantes Métropole. Pour qu'un in ves tis-sement soit rentable, la demande des bâtiments à raccorder doit supporter le coût du linéaire à installer. Le réseau doit être en mesure par ailleurs d'accepter un surcroît de consommation. L'ingénieur qui a la charge du projet maîtrise toutes ses étapes. Et il doit parfois passer maître dans l'art de la négociation. Définir un tracé optimisé demande sur le papier un travail purement technique. Dans les faits, aller au plus court n'arrange pas toujours les collectivités. « Une commune peut préférer une option légèrement différente car elle veut en profiter pour refaire une chaussée, il faut en discuter. C'est loin du métier d'ingénieur, mais c'est essentiel », insiste Benoît Chauzeix. Les missions du chef de projet peuvent varier d'un maître d'ouvrage à l'autre. Qu'il soit public ou privé ne change rien à la donne, mais le mix énergétique du réseau et l'avancement du projet jouent sur le périmètre d'action de l'ingénieur. Ceux qui occupent la fonction gèrent parfois des transactions commerciales. D'autres non. Le métier peut enfin évoluer avec le temps. « Au départ, j'étais beaucoup sur le terrain avec des suivis de chantiers et de la conduite d'opérations. Désormais, nous avons un technicien qui s'occupe de cela », rapporte Pierre Germain, chef de projet à Besançon. l


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