Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Absence d'indemnisation pour le propriétaire d'une maison dont le toit surplombe la route malgré sa dégradation par des camions

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2013
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Caa Marseille, 29 avril 2013, Monsieur B., n° 10MA03400 Monsieur B. est propriétaire d'une maison de village cadastrée dont la partie nord est contiguë à la voie publique. La toiture très basse de cette maison a été plusieurs fois endommagée par le passage de véhicules de grande hauteur sur cette voie. Il estime que ce dommage résulte de la réalisation par la commune d'un mur de soutènement en pierres sèches, situé en face de sa propriété, qui rend cette portion de route plus étroite à cet endroit et qui oblige les camions à se déporter du côté de son toit. Il a demandé au maire de procéder à des travaux visant à reculer à cet endroit ce mur de soutènement pour élargir la voie, et, confronté à son refus, a saisi le juge administratif. La cour administrative d'appel relève que la toiture du requérant surplombe largement et à une hauteur très basse la voie communale et que la construction du mur avait pour objet et a eu pour effet, dans l'intérêt général, d'élargir la voie de 2,50 m de large à 3,40 m, ce qui permettrait le passage de tout véhicule si le toit de la propriété privée de Monsieur B. ne faisait pas obstacle au passage des véhicules de grande hauteur, contraints d'érafler ou de détruire les gouttières de ce toit en débord sur le domaine public communal. Elle poursuit en constatant que Monsieur B. n'a pas établi qu'avant la construction de ce mur en 1963, sa toiture ne constituait pas un obstacle à la circulation des véhicules de fort tonnage, peu fréquents à traverser le village à cette époque, et même s'ils pouvaient se déporter sur le bas-côté du chemin pour éviter d'atteindre le toit. Ainsi, même si la rectification d'alignement du muret permettait le passage de gros véhicules sans encombre, cela n'établit pas que c'est la présence de ce muret qui a provoqué les sinistres sur le toit de Monsieur B. Eu égard aux avantages présentés par le maintien de ce mur qui permet d'élargir la voie, le maire, en refusant de procéder aux travaux de destruction de ce mur, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Dès lors, Monsieur B. n'est pas fondé à soutenir que le refus litigieux du maire est entaché d'excès de pouvoir.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Biotope et NAT5  : « Avec les Crédits nature on rend l’investissement dans la nature simple et crédible »
Biotope et NAT5  : « Avec les Crédits nature on rend l’investissement dans la nature simple et crédible »
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus