Le gouvernement a transmis au Parlement le bilan de l’expérimentation de l’affichage environnemental, menée pendant un an, entre juillet 2011 et juillet 2012, auprès de 168 entreprises de toute taille. Pour ces dernières, c’est une réussite, notamment parce que 90 % des entreprises ont été au bout de la démarche. Or, 75 % d’entre elles n’avaient jamais réalisé d’analyse du cycle de vie, et très peu de référentiels et de bases de données étaient disponibles. C’est d’ailleurs un des obstacles identifiés pour généraliser l’affichage environnemental. Aujourd’hui, un référentiel transversal existe, complété par 21 référentiels sectoriels, développés par la plateforme Ademe/Afnor, qui couvrent la moitié des biens de consommations. Les fédérations soulignent l’importance, pour la réussite de la démarche, d’une assistance technique sous la forme d’un « kit clefs en mains », qui permettrait notamment de réduire les coûts de l’affichage environnemental. Sans cet accompagnement, il en coûterait 20 000 euros pour une référence, et quelques centaines d’euros par référence à partir de 50 références. Avec, le coût chuterait à 1000 euros pour une seule référence, et seulement quelques dizaines d’euros par référence à partir de 50 références. Enfin, dernier point à maîtriser pour assurer la réussite d’une éventuelle généralisation : la garantie de la fiabilité des informations fournies au consommateur
Des discussions doivent maintenant commencer avec les parties prenantes pour définir l’avenir de l’affichage environnemental : obligatoire ou volontaire, voire entre les deux, calendrier de développement, etc.ACTéléchargez le rapport