S i les pousse-pousse prospèrent dans certaines villes, ils pédalent dans le vide juridique ! Ces tricycles n'étant pas motorisés mais propulsés à la force du mollet ou grâce à une assistance électrique, ils peuvent emprunter voies de bus et pistes cyclables.
Mais les axes interdits aux vélos leur sont inaccessibles, ce qui n'est pas toujours pratique pour le client. Autre frein, le stationnement. Pour attirer le chaland et l'embarquer, ils doivent bien s'arrêter mais la maréchaussée se régale car, dès qu'ils stationnent, ils sont en infraction ! À Paris, la préfecture veut affiner la réglementation. « Des villes comme Arles ont accordé un droit de stationner, d'autres non, comme Marseille pour ne pas s'attirer les foudres des taxis », confie Jacques Bernard, président de la coopérative Proxi-Pousse. Qui a trouvé une parade en travaillant à la demande, sur réservation.