Au premier semestre 2014, la société greno-Sur le marché bloise Hydroquest installera son hydrolienne fluviale dans la Loire. La technologie a été validée sur un prototype testé pendant deux ans dans un canal isérois d'EDF. Il est trois fois plus petit que la version précommerciale d'Orléans, mais la technologie est la même. Elle est le fruit de dix ans de dé velop pement à partir des travaux du laboratoire des écoulements géophysiques et industriels (Legi) de l'université de Grenoble . « C'est une hydrolienne à flux transverse, explique Jean-François Simon, le président d'Hydroquest. Elle fonctionne avec deux axes verticaux autour desquels tournent des turbines, et non des axes horizontaux comme ce que nos concurrents proposent . » La machine est dotée d'accélérateurs pour augmenter la vitesse du courant, afin d'accroître la puissance produite. Compte tenu des champs de vitesses connus dans la Loire, les concepteurs imaginent que l'hydrolienne pourra atteindre des puissances de l'ordre de 30 à 50 kilowatts. Cette expérience, qui durera un an, a pour objectif de valider le concept avant une commercialisation dès 2015, essentiellement à l'export, mais aussi d'évaluer l'impact environnemental de la structure globale. L'hydrolienne est posée sur un flotteur amarré au fond du fleuve par deux micropieux. Un peu plus tard, en 2014, Hydroquest testera aussi au Seenoh (site expérimental estuarien national pour l'essai et l'optimisation d'hydroliennes) de Bordeaux, une hydrolienne d'estuaire adaptée à la réversibilité liée à la marée et à la corrosion notamment.