Non Pilote seulement les digues sont sou-Sur le marché mises à des phénomènes d'érosion interne, mais en plus, sous l'effet des ondes sismiques, les sols sablonneux qui les supportent peuvent se comporter comme un liquide et provoquer leur effondrement. Pour les renforcer, les procédés actuels, lourds à mettre en œuvre et coûteux, consistent à injecter du ciment dans l'ouvrage et le sol. « Leur inconvénient est d'imperméabiliser en partie l'ouvrage et de dévier ainsi les écoulements d'eau », détaille Annette Esnault-Filet, en charge du projet Boreal chez Soletanche Bachy. La société a donc développé le procédé Bio calcis. Le principe ? Il s'agit d'injecter dans les zones de faiblesse des bactéries Sporosarcina pasteurii, présentes naturellement, qui, en présence d'urée, synthétisent par réaction enzymatique des ponts de calcite entre les particules du sol. L'ouvrage est donc consolidé à moindres frais, sans perdre ses caractéristiques de porosité. « Avec Boreal, il s'agit d'adapter la te chniq ue aux ouvrages hydrauliques dans lequel l'eau circule », détaille Patrick Pinettes, président de Geophy Consult, bureau d'études partenaire du projet. Boreal réunit aussi EDF, la Compagnie nationale du Rhône, des laboratoires de recherche (LTHE, 3SR et l'université d'Angers) et la société Enoveo. « Cela permettra de structurer une filière française d'excellence pour la sûreté des ouvrages hydrauliques », avance Patrick Pinettes. Le projet de 4,6 millions d'euros a été retenu par le 16e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI).