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Nouveau départ pour la centrale de Bouillante

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2014
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Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a présenté fin janvier le nouveau visage de la centrale géothermique de Bouillante, en Guadeloupe. En 2013, cette usine aura produit 5 % de l'électricité consommée sur l'île avec une première tranche (3,5 MW) refaite à neuf, grâce à un investissement de 4,4 millions d'euros, et une deuxième (11,5 MW) « affichant une disponibilité de 92 % pour un minimum contractuel de 85 % avec EDF ». L'électricien, actionnaire à 2,2 %, en achète la production au tarif imbattable de 11,67 euros le kilowatt heure. Via sa filiale Géothermie Bouillante, le BRGM exploite cette usine vitrine depuis ses débuts. Non sans mal : accusé de sous-investir, de négliger les odeurs de soufre et d'exclure l'actionnariat privé, il s'est attiré les foudres des autorités locales. « La construction d'une troisième tranche passe par l'ouverture du capital et l'accord de la commune, qui veut sa part des recettes financières », explique Didier Gauthier, le directeur général délégué, à l'occasion d'un reportage sur place en décembre. « Il est curieux, pour un organisme de recherche, de garder la main sur un outil opérationnel », renchérit un géothermicien local, qui prospecte en Martinique et Dominique voisines. Pourtant, après deux années noires (panne d'alternateur en 2010-2011, grève des salariés en 2012), Bouillante revit. Il est même question de plonger un échangeur dans le bassin de rejet des eaux, pour turbiner 1 MW supplémentaire : extraites du sous-sol à 253 °C, elles sont encore à 45 °C en sortant de l'usine, avant de filer vers la mer toute proche. Une partie pourrait aussi être réinjectée sous terre, afin de gonfler les débits remontés, actuellement de 700 m3 /h.


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