Un cahier des charges drastique, un organisme certificateur indépendant, des audits annuels : le label Bee Friendly ne sera pas des plus faciles à décrocher. Au contraire, il témoignera d'un véritable engagement des producteurs et des entreprises. Présenté en février, il est développé, géré et garanti par l'association Bee Friendly qui regroupe les syndicats d'apiculteurs français, italiens et européens (Unaf, Unaapi et EPBA). « Le cahier des charges comprend six axes : phytosanitaires, OGM, biodiversité, récolte, alimentation animale, partenariat et formation. En tout, 27 critères, dont une liste noire d'une vingtaine de pesticides, parmi lesquels les néocotinoïdes et des pyréthrinoïdes, largement utilisés », détaille Olivier Belval, président de Bee Friendly et de l'Unaf. Mais le label reste accessible aux producteurs non bio. D'autres critères portent sur les OGM, les conditions de traitement et de récolte, etc. Les différents volets du cahier des charges sont pondérés, ce qui ouvre la possibilité d'une démarche de progrès grâce à trois niveaux de qualification.
De gauche à droite,
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, Olivier Belval, président de Bee Friendly et de l'Unaf, et Bertrand Auzeral, apiculteur professionnel et président du Syndicat de l'abeille gasconne, lors de la présentation du label au Salon de l'agriculture.
Bee Friendly espère délivrer les premiers labels d'ici à la fin de l'année. Pour l'instant, deux secteurs ont appuyé les travaux de l'association : les fruits et légumes, avec le groupement de producteurs Demain la Terre, et les produits laitiers, avec Les 2 Vaches. Mais le label est ouvert à d'autres secteurs, comme l'élevage, les grandes cultures, les cosmétiques…