Lors de la réunion du Conseil national de la transition écologique, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a présenté la stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens. Le texte, qui a été adopté par le groupe de travail en juin dernier, satisfait l’association Réseau Environnement Santé (RES), qui a fait de ce sujet son cheval de bataille. Pour réduire l’exposition de la population, la stratégie tourne autour de quatre axes de travail : la recherche pour développer des tests plus rapides sur les substances, l’expertise d’une quinzaine de substances en trois ans, la réglementation et la substitution des perturbateurs endocriniens, et la formation et l’information des professionnels et du grand public.
Dans l’immédiat, Ségolène Royal a annoncé trois mesures. Tout d’abord, les contrôles de jouets importés devront cibler particulièrement les phtalates dans les jouets. Ensuite, la ministre demande à l’Anses de commencer l’expertise de cinq substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens : le méthylparabène, l’acide orthoborique, le BHA, le DINCH et le DEHTP, tous présents dans des produits de consommation courante comme les cosmétiques, les produits d’hygiène, les jouets, les adhésifs et les médicaments. Enfin, Ségolène Royal propose le retrait volontaire du bisphénol-A des tickets de caisse et de reçus de carte bancaire.ACTéléchargez la stratégie de lutte contre les perturbateurs endocriniens