Quatorze degrés dans cer taines chambres, même quand on est chasseur alpin, c'est tout de même un peu juste. L'armée a donc mis au point un plan de bataille : le premier contrat de partenariat de performance énergétique (CPPE) signé par l'État pour rénover le quartier militaire du Roc noir qui abrite, à Barby (73), le 13e bataillon de chasseurs alpins. Son allié : EDF Optimal solutions qui a investi pour diviser par deux (300 000 euros annuels contre 600 000 auparavant) les consommations de trente bâtiments (41 500 m² chauffés : chambres, bureaux, ateliers…). Depuis le 1er mars, cette amé lioration est garantie pour dix-huit ans contre un loyer annuel assorti d'un système de bonus-malus. Les armes de la filiale d'EDF : la réduction des besoins grâce à l'isolation par l'intérieur ou l'extérieur ou la pose de doubles vitrages, l'installation d'une moquette solaire thermique en toiture, la création d'un réseau de chaleur et d'une chaufferie au bois, la mise en place de pompes à cha leur dans quatorze bâtiments, le tout géré par une GTB. Bien sûr, l'élément tactique ne manque pas à l'appel : « Nous avons organisé une journée d'information lors de l'inauguration et installé un écran de sensibilisation affichant les consommations en temps réel. À termes, nous réorganiserons les unités pour pouvoir couper toute une zone de chauffe en cas de départ massif », illustre le lieutenant-colonel Thomas Guérin, chef de corps adjoint du bataillon. « Ce CPPE s'inscrit dans le cadre du plan d'action environnemental interarmées. Un deuxième contrat a d'ailleurs été signé en février avec Cofely services pour le site de La Valbonne, dans l'Ain », ajoute le colonel Jacques Massot, du service d'infrastructure de la Défense qui rappelle que le Roc noir fut, en 2012, le premier site de l'État certifié Iso 50001.