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ous avons breveté un procédé d'extraction unique, à base d'enzymes, et non de solvants, pour fractionner toutes sortes de végétaux. Ils sont broyés, mélangés dans l'eau à un cocktail d'enzymes spécial à chacun, puis chauffés à 50 °C pour activer les enzymes sans dégrader les produits. Les phases sont ensuite séparées. Nous obtenons de l'huile, des actifs en phase aqueuse, un tourteau et une émulsion. Tout est valorisable », explique Nicolas Attenot, le président de Biolie. En effet, la société commercialise ses huiles et principes actifs aux industries agroalimentaires, cosmétiques, nutraceutiques et pharmaceutiques ; le tourteau riche en protéines s'utilise en alimentation animale ou pour le compostage ; l'émulsion entre dans la composition de détergents. Les végétaux utilisés poussent tous dans l'Hexagone : excédents de cultures ou de semences, valorisation d'invendus et de coproduits industriels (pépins issus de la production de purée de framboise). Cette ligne de production, installée près de Nancy, va permettre de passer de l'échelle du laboratoire, quelques kilos d'huiles et d'actifs, à une capacité de 3 tonnes par semaine, pour un investissement d'environ 350 000 euros. La société Biolie, créée en 2012 à partir du laboratoire Libio de l'université de Lorraine et soutenue par l'Incubateur lorrain, propose également son exp er tise aux industries pour étudier les possibilités d'extraction de nouvelles huiles ou de nouveaux principes actifs.