Douze fédérations professionnelles, des assurances à la chimie en passant par les travaux publics et l'ingénierie, ont accepté de présenter leurs initiatives en matière de responsabilité sociétale des entreprises. Le guide sur les initiatives RSE sectorielles est une première dont le Medef et l'Orse se montrent assez fiers. Chaque fédération a sa fiche, structurée en quatre parties : les enjeux de la RSE pour le secteur, sa stratégie, les dispositifs d'accompagnement mis en place et quelques pistes pour aller plus loin. Un excellent moyen de constater que les engagements ne datent pas d'hier, que les outils sous forme d'autodiagnostic, de méthodologie, de formations et de labels sont nombreux. Mais l'objectif d'une telle publication n'est pas de verser dans l'autosatisfaction. « Ce guide n'est pas une fin en soi. Ce premier état des lieux doit permettre une confrontation avec les parties prenantes pour aller plus loin », explique François Fatoux, délégué général de l'Orse. Il doit aussi susciter d'autres vocations. « En montrant leur capacité à adapter les outils RSE aux spécificités de leur secteur, ces douze fédérations professionnelles devraient donner des idées aux autres », espère Catherine Tissot-Colle, présidente de la commission RSE du Medef, qui table sur un deuxième tome. Les douze pionnières ont, elles, bien conscience du chemin à parcourir, en particulier vers les PME qui peinent à voir l'intérêt économique de la démarche. Comment la valoriser auprès des donneurs d'ordres et dans les marchés publics ? Le label public RSE, toujours en projet, sera-t-il la solution ?