La course est lancée. La France s'est à peine dotée d'un cadre légal, en 2014, que le fi nan-cement participatif se structure déjà à l'échelle européenne. Un an après son démarrage, le projet Relais français de Citizenergy, Lumo oriente l'épargne des citoyens vers le financement de centrales renouvelables. Citizenergy a débouché en février sur la mise en ligne d'un portail internet. Peut-on y voir l'amorce d'une plateforme européenne de financement citoyen ? Dans sa version initiale, le site réunit les projets portés par trois de ses quatorze membres fondateurs. Parmi eux, figure l'anglais Abundance Generation, numéro un européen du secteur. Mais aussi le français Lumo : « Pour qu'une plateforme vive, elle va devoir porter de nombreux projets, anticipe sa directrice générale Marie-Monique Gauduchon. Notre idée est de nous positionner dès le départ au niveau européen pour mutualiser les moyens et bénéficier d'une taille critique. » Lumo a décroché en octobre dernier le statut nouvellement créé en France de conseiller en investissements participatifs. Son métier : orienter l'épargne des citoyens vers le financement de centrales renouvelables. Lumo a ainsi lancé cet hiver ses deux premiers projets, des toitures photovoltaïques en Poitou-Charentes, en partenariat avec la SEM Sergies et le Crédit coopératif. Désormais, avec Citizenergy, la plateforme française va bénéficier d'une visibilité à l'échelle du continent. L'objectif est également de comparer les cadres juridiques, puis de pousser Bruxelles à harmoniser les règles. TB