La société vient de prendre possession de son usine de 3 000 m², capable d’accueillir quatre lignes de production, de quoi alimenter 15 % du marché européen des tours aéroréfrigérantes. La première sera opérationnelle au premier trimestre 2016, date à laquelle est attendue l’autorisation de mise sur le marché. « La particularité de cette solution est de faire appel à une amibe, Willeartia magnia, capable de phagocyter les légionelles et les autres amibes, ainsi que le biofilm dans lequel elles trouvent refuge », indique Fabrice Plasson, président et cofondateur d’Amoeba.
Les analyses menées avec des partenaires industriels ont montré une efficacité totale, que ce soit par des cultures ou par PCR (recherche d’ADN), et ce aussi bien sur les légionelles que sur la flore totale. C’est aujourd’hui la seule alternative aux biocides chimiques, à base de chlore, de brome ou d’isothiazolone, et qui répond aux exigences de la directive-cadre sur l’eau en vigueur depuis le début de l’année.
Le produit sera commercialisé sous forme de solution à injecter dans les circuits d’eau. Deux concentrations sont disponibles (3 et 30 %), dans des bidons de 10 et 20 litres - un conditionnement qui permet de répondre à la quasi-totalité du marché. « Un litre de solution à 30 % permet de traiter 100 m3 d’eau », précise Fabrice Plasson. La solution est injectée en continu dans le réseau, et doit être renouvelée deux fois par mois. De plus, cette solution est compacte, ne nécessitant que 0,4 m² au sol quand les produits chimiques requièrent 40 m².AC