Le bruit supporté par les riverains des lignes SNCF de Noisy-le-Sec et Bondy (93) a été divisé par deux grâce à l'installation de murs antibruit et à l'isolation acoustique des logements. La fin des travaux a été célébrée en juin, en présence des présidents du conseil départemental et de l'Ademe. « Ce chantier représente la plus importante opération de résorption de points noirs du bruit ferroviaire en milieu urbain dense, en dehors de tout projet d'aménagement », souligne Jean-Philippe Regairaz, expert-acousticien chez SNCF Réseau, maître d'ouvrage de ce chantier comprenant une clause d'insertion de près de 4 000 heures. Le nœud ferroviaire a été désigné comme site pilote « Point noir du bruit » en 2001. Après de nombreuses études et plusieurs rebondissements, le chantier de deux ans sera finalement financé à 42 % par l'Ademe, pour 13 % apportés par le maître d'ouvrage. Budget global : 15,8 millions d'euros investis dans la protection de 654 logements grâce à l'installation de 12 écrans acoustiques (sur 3 km) et de 750 fenêtres. « Les écrans protègent mieux les étages bas. Plus haut, il faut compléter en changeant les fenêtres », explique Jean-Philippe Regairaz. « Nous avons passé une convention avec les riverains et lancé un appel d'offres global qui nous a permis de réduire coûts et délais », ajoute Judith Couteau, directrice de l'opération chez SNCF Réseau. Résultat : un gain pouvant aller jusqu'à 12 dB selon les campagnes de mesures menées par Acouphen Environnement, sachant qu'un gain de 10 dB correspond à une division par deux des nuisances sonores. « Il manque encore quelques écrans pour que l'ensemble des riverains aient droit au même confort acoustique, tempère Corinne Bord, conseillère régionale et conseillère municipale de Noisy-le-Sec. J'espère que nous pourrons compter sur les 60 millions inscrits au dernier contrat de plan État-Région au titre de la lutte contre le bruit pour les installer… »