L'annonce surprise a eu lieu en présence de Thierry Lepercq, PDG de Solairedirect. « Pour Engie, c'est un nouveau chapitre de notre histoire industrielle et une belle illustration de notre réorientation stratégique », s'est félicité Gérard Mestrallet (photo). Le PDG d'Engie fixe le cap : « être le leader de la transition énergétique en Europe et l'énergéticien de référence dans les pays à forte croissance ». Le rachat de Solairedirect « s'inscrit dans cette logique et marque même une accélération de notre stratégie ». Concrètement, Engie prend une participation de 95 % au capital de Solairedirect pour un montant « légèrement inférieur à 200 millions d'euros », chiffre Gérard Mestrallet. L'accord prévoit aussi une augmentation de capital de 130 millions d'euros. L'opération a été ficelée en moins de deux mois. Après l'échec de son introduction en Bourse au printemps 2015, Solairedirect reçoit là un soutien de poids autant sur le plan financier qu'industriel. Avec 57 parcs solaires en exploitation ou en cours de construction, pour une puissance totale de 486 MW, Solairedirect est déjà présent dans le monde entier : France, Inde, Chili… Il développe actuellement 4,5 GW de projets. Pour Engie, l'enjeu est de prendre pied sur le secteur solaire. Ce secteur ne représente que 2,2 % de ses capacités de production électrique en Europe et seulement 0,3 % hors d'Europe. « Maintenant que le photovoltaïque devient compétitif, il se développe dans le monde entier », observe Gérard Mestrallet. « L'Europe a été à l'origine de cet essor. Le rythme de croissance du solaire y diminue, mais l'Asie a pris le relais. » Le PDG d'Engie lorgne en particulier sur la Chine et l'Inde, mais aussi sur le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Amérique du Sud.TB