Ce centre de production d'écomatériaux d'une capacité de traitement de 160 000 m³ représente un investissement de plus de 3 millions d'euros. Il assurera également une fonction « laboratoire », dans le cadre du projet de recherche Sedimed, destiné, notamment, à lever les verrous administratifs et réglementaires à la valorisation des sédiments en matériaux utilisables pour les routes, les blocs en béton, les merlons antibruit…
Cette première incursion en France pour Envisan en tant que propriétaire d'un site s'appuie sur une expérience acquise en Belgique sur cinq unités de traitement équivalentes à Mons, Gand, Anvers, Bruxelles et Moen. Cette implantation dans l'Hexagone s'explique, selon Daphné Glaser, directrice du développement sédiments et dragage d'Envisan, « par l'attrait du groupe pour deux marchés : celui des gros travaux de dragage, comme le marché du terminal méthanier de Dunkerque remporté en 2012, et celui de la dépollution et du traitement des sédiments qui présente une vraie valeur ajoutée ».
Quoi qu'il en soit, les activités respectives de Sodraco, une autre filiale française du groupe belge spécialisée dans le dragage portuaire, et d'Envisan en France ne pèsent encore pas bien lourd dans les 2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires de Jan De Nul Group. « Mais dans les vingt ans à venir, l'activité environnement est amenée à se développer », précise la directrice. Sans oublier la montée en puissance de l'activité de soutien à l'installation d'éoliennes offshore.MLLLe site d'Envisan