Pour cette opération baptisée "La croisière abuse !", la fédération s’est associée à l’ONG allemande Nabu afin de mesurer dioxydes d’azote, de soufre et particules ultrafines. « Rendre visible l’invisible », tel est, selon Adrien Brunetti, coordinateur du réseau Santé et Environnement de FNE, le sens de cette action de communication, notamment adressée aux pouvoirs exécutifs et parlementaires. Le but : infléchir la règlementation relative à l’usage des carburants, « inexistante en Méditerranée, et qui ne devrait pas changer avant 2020-2025 ». Ainsi, une première mesure effectuée à l’entrée du port, a montré que l’on passait de 3 000 particules/cm3 à 70 000 au seul passage d’un ferry.
FNE réclame quatre mesures : l’obligation pour les navires de troquer le fuel lourd contre du gazole, l’installation de filtres à particules sur les navires, l’instauration d’une zone de contrôle des émissions en Méditerranée et l’adaptation des droits et taxes portuaires selon la performance environnementale des navires. Quid du branchement électrique à quai mis en place pour la Compagnie méridionale de navigation (lire EM n° 1738 p.8) ? « Une fausse solution, répond-on chez FNE, onéreuse, non compatible avec tous les navires et qui ne règle pas le problème lors de la circulation des bateaux. »MLLLe site de la campagne de FNE "La croisière abuse !"