Pour fermer les deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), faut-il désormais attendre la mise en service de celui de troisième génération à Flamanville (Manche) ? Pourquoi leurs destins sont-ils tant liés ? Question d'équilibre et de plafonnement. Et question de loi puisque celle sur la transition énergétique plafonne en effet les capacités électronucléaires à leur niveau actuel (63,2 gigawatts). Pour le coup, « l'article 187 est sans ambiguïté : c'est le 11 octobre prochain qu'EDF devra déposer sa demande d'autorisation d'exploitation de la centrale EPR de Flamanville. C'est donc, au titre de cette loi [de transition énergétique], ce 11 octobre prochain, que devra être annoncée la fermeture de la centrale de Fessenheim », éclaire le député EELV Denis Baupin, au travers d'un communiqué.Au sujet de cette fermeture, François Hollande a lui-même rappelé ces derniers jours que c'est un processus qui « prend du temps et doit se faire dans le respect des procédures ». Mais le doute persiste sur la date. EDF ayant annoncé que l'EPR de Flamanville ne serait pas mis en service avant fin 2018 voire 2019, comment garantir d'ici là la fermeture de Fessenheim ? Forcément, les réactions n'ont pas tardé à fuser. En premier lieu de la part des élus écologistes dont Thierry Brochot, conseiller régional en Picardie, qui estime sur son compte Twitter que « mettre en relation le retard de l'EPR et la fermeture de Fessenheim dit bien l'absence totale de vision écologiste ».MB